Recueil de Nouvelles
Article mis en ligne le 5 janvier 2010
dernière modification le 10 janvier 2010

Rolling « Pierre »

Je m’appelais Pierre. C’était un beau matin de Mars, je roulais en forêt dans ma superbe décapotable, et déjà, les rayons du soleil, tel des flèches transperçaient le mur végétal que formait la cime des arbres pour se poser sur la route et illuminer les environs. Oui, c’était un matin comme je les aimais ! Je voyageais beaucoup et pour me justifier au près des curieux, j’avais pris l’habitude de citer cette vieille Maxime :
- « Pierre qui roule n’amasse pas mousse ! »
Je leur expliquais alors que c’était pour moi un moyen de me préserver de la monotonie qui asphyxiait le corps et l’esprit dans une douce, certes, mais terrible existence. A quoi bon vivre longtemps si l’on finissait ignorant ! Il y avait tant de choses à découvrir. Je préférais mourir sur le coup !
Je m’appelais Pierre. Je stagnais depuis déjà longtemps lorsqu’un beau matin de mars, alors que le soleil se levait quelque chose me percuta, comme un besoin irrésistible de découverte qui me harcelait, qui m’ordonnait de bouger, de sortir de cette vaine existence ! Alors je me mis à rouler.
Je dévalais pentes et chemins lorsque le ravin apparut au loin.
Au moment de la chute, je vis un homme au volant d’une décapotable, les cheveux au vent, se dessiner à l’horizon pour inévitablement rencontrer mon chemin. Il mourut sur le coup, assommé par une pierre qui s’était mise en tête de voyager.

sujet :écrire une nouvelle a chute

Pierre vivait dans la banlieue londonienne, il avait perdu son travail de commercial depuis maintenant six mois et n’avait presque plus d’argent pour vivre.
Il allait souvent à l’agence pour l’emploi, consulter le panneau des offres, il guettait également chaque jour les annonces dans les quotidiens.
Cette semaine il y avait une offre pour un poste de commercial qui correspondait parfaitement à ses compétences. Et par chance c’était a New-York la ville ou il avait toujours rêver de travailler.
Il reussi a décrocher un entretien pour la semaine suivante. Cela lui faisait sept jours pour liquider son appartement, ses affaires, afin de réunire l’argent nécessaire pour payer un billet aller pour New York et s’installer la bas ou il était certain qu’il pourrait trouver un travail.
Une semaine après, il était a l’aéroport. Son billet pour New York dans sa poche, ses valises en main et plein de projets et d’espoir en tête. Suite a une grève des personnel au sol, il monta dans l’avion sans que personne n’ait vérifier ni son billets ni son identité.
Au bout de longues heures de vol, Pierre se réveilla. Le petit écran indiquait l’atterrissage de l’avion dans cinq minutes. Pierre regarda à travers le hublot pour essayer de voir Manhattan, la statue de la liberté, l’empire state building, et central park. Mais il n’y avait rien de cela. Juste du bleu, que du bleu, l’océan a perte du vue et quelques îles. Pierre commençait a s’inquiéter, il voulait aller voir une hôtesse de l’air quand une voie annonça au haut parleur :
- « vous allez bientôt arriver a destination, les îles Fidji. »
Pierre s’était trompé d’avion. Qu’allait-il faire maintenant ?
Il était trop tard pour reprendre un billets d’avion pour New York. De plus il n’avait plus d’argent. Une vie de « Robinson » sur l’îles Fidji l’attendait. Ce n’était pas vraiment ce dont il avait rêver

Une tragédie de petit

Il était une fois… Non, commencer comme ça serait une erreur, car ce que je vais vous raconter n’a rien d’un conte de fée… Ce n’est pas une histoire que l’on raconte aux enfants pour leur faire peur… Ni une légende urbaine à deux sous…
Cette histoire se passe en 1995, le 9 février. A l’époque, je vivais avec mes parents et tous mes frères et sœurs : Lili, Patrick, Bob, Marine, Kévin... Et puis, je ne vais pas tous les citer parce que sinon, on est encore là demain !
Mes plus proches frères et moi ne nous quittions jamais : il y a avait Minie, Dax et Jack. Minie avait la plus belle dentition de la famille. Dax la plus belle moustache. Jack, lui, était le plus rapide, il pouvait se faufiler n’importe où grâce à son physique allongé. J’étais admiratif devant eux. Ils étaient des modèles pour moi. Même si je n’avais rien de particulier, ils faisaient toujours attention à moi et ne me laissaient jamais de côté. Oh ! J’allais oublier : je m’appelle Minus, Minus Poilot ! C’est donc ce jour-là que tout commence…
Nous jouions dans le jardin, quand soudain un sinistre « CLAC » attira notre attention. Intrigués, nous nous dirigeâmes vers le bruit et ce que nous y découvrîmes fut la première pièce d’une longue série d’atrocités. Devant nous, prise au piège, gisait Marine… morte :
« - Que s’est-il passé, demanda Minie affolée.
- Je n’sais pas… je n’sais plus… il y avait ce morceau de fromage… elle avait faim… et puis il y a eu ce bruit… et puis plus rien… racontait Bob ».
Il était allongé à côté du piège. Il se tenait la tête dans les mains, il pleurait. C’était triste à voir. Dax le prit sur ses épaules et après avoir contemplés encore un instant le cadavre de Louise, nous ramenâmes Bob à la maison.

Un pas pour un envol

Il atteignit avec beaucoup de difficultés le toit de l’immeuble, son cœur lourd de chagrin. Il avait pris sa décision mais sans vraiment être sûr d’avoir le courage, la force d’y arriver. Il avait su, depuis le début qu’il en arriverait là. Sa mère l’avait fait alors qu’il n’était pas plus haut que trois pommes. C’est comme ça que cela se disait par ici. Il avait déjà entendu les grands dire ça.
Ses frères aussi l’avait fait, emportés par l’amour et le chagrin. Cette douleur de rester séparés de leur mère leur était insupportable, il le savait bien maintenant car cette douleur il la subissait en plus de celle causée par l’absence de ses frères.
Il était désormais suffisamment au bord du toit pour pouvoir voir la circulation en bas dans la rue, sans avoir à se pencher. Ses membres étaient frigorifiés par la froidure de l’automne. En plus de ça, il était extrêmement frêle et frileux.
Il leva les yeux des embouteillages. Il était plus prêt que jamais. Il ne pouvait plus rester sur cette terre. Il devait prendre son envol pour guérir cette douleur et partir de ce lieu pollué et gris qui n’inspirait que le dégoût. Soudain, il vit une chose surprenante. Elle était là. La Lumière. Elle dégageait une chaleur envoûtante et elle était tellement belle. Ce qu’il espéra le plus apparut également. Ils étaient là. Sa mère et ses deux frères étaient là-bas, dans la lumière. Ils le regardaient, apparemment heureux mais également un peu anxieux. Mais lui ne l’était plus. Il regarda en bas puis fixa son attention sur sa famille. Il fallait qu’il les rejoigne. Il tenta de calmer les battements de son cœur affolé, puis, tout doucement, il se laissa pencher en avant, tout son corps bascula, emporté par son maigre poids.
Voilà, c’était fait, il était dans le vide. Quelle… étrange sensation. Le fait d’être dans les airs s’avérait fort reposant. Son esprit était complètement vide, quelle superbe sensation de plénitude ! Il sentait l’air froid tout autour de son corps frigorifié et sentit une larme couler sur sa joue.
Malheureusement la peur revint, le paralysant en un instant. La rue se rapprochait de plus en plus à une vitesse fulgurante. Son cœur reprit ses battements fous. Plusieurs personnes avaient le nez en l’air et le pointaient du doigt. Il était tellement près à présent qu’il pouvait voir les plaques d’immatriculations des voitures. Au tout dernier moment, il eut le réflexe. Le réflexe de déployer ses ailes. Le vent s’engouffra dans ses plumes et il commença à battre des ailes et à reprendre de la hauteur d’une manière un peu malhabile.
Arrivé au niveau du toit de l’immeuble, il se dirigea vers la branche où l’attendait sa mère et ses deux frères. Maintenant ils étaient réunis. Ses frères s’approchèrent de lui en sautillant pour l’accueillir avec des piaillements joyeux. Puis sa mère s’envola et ils la suivirent vers la Lumière qui réchauffait leurs ailes.

Par Camille Menou 3°1

La neige qui ne fond jamais

Cela faisait longtemps que je m’y préparais ; j’allais enfin pouvoir skier. Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais que j’étais fais pour ça.

IL faisait très beau, le soleil rayonnait et il ne faisait ni chaud ni froid ; c’était une journée parfaite pour les activités en montagne. Arrivé à Brides, une petite station de ski, l’excitation commençait à monter en moi. Il y avait beaucoup de neige mais peu de monde. Je ne savais pas que la neige était aussi belle, aussi blanche ! Mes beaux skis chaussés aux pieds, je me trouvais tout en haut de la piste, j’allais en dévaler une pour la première fois. Sans m’en rendre compte, je m’étais lancé. Voyant la piste si pentue, un sentiment de peur m’envahit, j’aurais voulu m’arrêter mais je continuais à skier. Biens sûr, je n’allais guère vite mais j’arrivais à tourner à gauche, à droite, sans tomber. Je m’impressionnais moi-même. J’arrivais maintenant au bout de la piste où se trouvait un charmant restaurant. En passant devant, un homme très souriant, habillé en rouge et en blanc, me chanta : << Jingle Bells, Jingles bells, Jingle all the way. OH what fun is it to ride in a one-horse open sleight. Jingles bells, Jingle bells, Jingles all the way….>>
Puis il rentra à l’intérieur, je m’avançais vers les télésièges qui me parurent impressionnants et très curieux. Un jeune couple se tenait sur le côté de la piste, et s’enlaçait. Étrangement eux aussi se mirent à fredonner le même chant. Puis, je m’assis sur un télésièges. Je voyais d’en haut des randonneurs se reposant. La vue était magnifique et curieusement, une envie me prit de chanter « Jingle Bells ». Parvenu au bout, j’en descendis. J’avais un seul désir. Je voulais descendre la même piste pour avoir les même sensations. Évidemment, c’est ce que je fis. Mais j’avais l’impression de revivre exactement le même moment car j’allais à la même allure, le même homme vêtu de rouge et de blanc était encore venu me chanter le même chant et le jeune couple le fredonna aussi juste après s’être enlacer. Mais le plus étrange était que je mis également à le chanter lorsque je me trouvais sur le télésiège. Soudain, j’entendis la voix d’une jeune fille. Elle disait qu’elle trouvait la vitrine animée de Noël très jolie et que c’était vraiment ressemblant. Peut-être étais-je fou ? Je ne comprenais pas.

Mme Morot

Grégoire Lambert avait pour habitude, le matin, de faire son marché Place Cleberc, qui se trouvait à cinq minutes de chez lui. En sortant de son appartement, à peine eut-t’il fait trois pas qu’il trouva au beau milieu du trottoir un petit sac noir en cuir. Grégoire regarda de tous les côtés, se demandant à qui pouvait appartenir la chose. Après un moment de réflexion, il choisit de prendre le sac bien décidé à le rendre à la personne concernée.
Il rentra chez lui et, installé dans son fauteuil, l’ouvrit.
Un porte-monnaie, un rouge à lèvres, les médicaments, un mouchoir en tissu et une photo représentant un couple de personnes âgées où était inscrit derrière un numéro de téléphone. Sans hésiter, Grégoire pensa qu’il s’agissait d’une vieille personne.
Il prit son téléphone et composa le numéro..
- Allo ? Répondit une voie chevrotante.
- Oui, Bonjour, je m’appelle Grégoire Lambert et j’ai trouvé par hasard votre sac à main dans la rue.
- Oh ! Je m’en faisais du souci. Je vous remercie beaucoup .J’habite 3 rue st-Fergus, à côté de la Place Cleberc. Je m’appelle Mme Morot. Venez quand vous voulez . Répondit t’elle.
Pas de problème, je passe dans cinq minutes. Aurevoir Mme Morot.
Voilà chose faite, se dit Grégoire. Il sortit alors de chez lui mais au même moment, au même endroit passa devant lui Mme Morot, il l’a reconnue grâce à la photo. Intrigué, Grégoire pressa le pas pour être à sa hauteur puis se présenta . Mais voilà que Mme Morot passa devant lui comme si de rien n’était. Grégoire la devança.
Mme Morot s’arrêta ,fit quelques signes incompréhensibles, puis repartit. Grégoire ne comprenait pas, c’éta it pourtant bien la même personne que sur la photo. Pourquoi ne parlait t’elle pas ?

RUE DU TOMBEAU

Je marchais, la nuit, dans une rue sombre, où il n’y avait que des bouteilles entremêlées aux mégots de cigarettes. Les maisons étaient tellement grandes que nous avions l’impression qu’elles allaient se refermer sur nous. Tous les volets étaient fermés. Aucune lumière n’éclairait cette rue, pas même la lune. Je n ’avais ni lampe de poche, ni briquet pour éclairé mon chemin. La seule lumière que j’avais était celle de mon portable.
J’étais dans la rue du tombeau.
J’entendais des pas, des pas sourds, maladroits. J’accélérais ma marche. J’avais peur. Dès que je m’arrêtais il n’y avait plus de bruit, mais quand je marchais je les entendaient se rapprocher. Je me disais à voix haute d’une voix tremblante que c’était l’écho de mes pas. Une légère brume venait me caresser mes jambes, elle me donnait du courage ; mon cœur battait à toute vitesse.
Je sentais une chaleur humaine proche de moi. Je n’avais même pas le temps de me retourner qu’il avait déjà la main sur mon épaule. Je sentais qu’il souriait intérieurement, ça me réconfortait mais son visage, lui, avait une terrible envie de me tuer. Je pensais, je pensais à ce que je devais faire. J’avais mon portable en main. Tous les yeux étaient braqués dessus mais il n’y avait pas de réseau.
Je sentais le contact d’un bout de métal m’effleurer la main. Il avait une lame, un couteau. J’aurais pu m’enfuir mais c’était trop tard. Une flaque de sang était à mes pieds. Mon portable m’avait glissé des mains. Le choc qu’il avait fait en touchant le sol, résonnait dans toute la rue, suivi d’un grand silence.
C’était terminé, enfin terminé. Une grande lumière blanche nous éclairait et une voix venant de nulle part me dit :
« -Coupez ! C’était parfait, on la garde. Cela aurait été mieux sans stress, on entendait ton cœur battre jusqu’ici ! » J’avais enfin terminé de tourner cette horrible scène.

Nouvelle à chute

Fantôme

Fitzwilliam Darcy était un homme très séduisant et très riche, il avait tout pour plaire. Mais son aversion pour le monde ainsi que son orgueil étaient connus. De caractère taciturne et peu sociable il restait, lors des soirées mondaines, à l’écart, suscitant les messes basses des vieilles duchesses ou comtesses à l’affût du moindre ragot et les rires des jeunes filles. Sa peau était pâle de nature et ses yeux étaient d’un superbe bleu délavé qu’accentuaient ses cheveux ondulés, très bruns, mi-long, coupés à la mode de l’époque.
Cette année là, Mr. Darcy déménagea quand le hertfordshire car la ville l’ennuyait. Il avait choisi d’habiter dans un manoir de sinistre réputation. Il s’agissait d’une bâtisse en pierre recouverte de lierre de style romantique. Jugeant l ‘espace trop grand, il s’installa dans l’aile la plus reculée, qui se trouvait presque au cœur du parc. C’était ce dernier, complètement abandonné, qui inspirait la moitié des contes de la région.
Un soir, quelques jours après son arrivée, alors qu’il lisait près du feu éteint, il entendit des pas ; or, il habitait seul. Fitzwilliam, comme n’importe quel homme aurait fait, s’empara d’un chandelier et se cacha derrière une tenture. Il put ainsi assister à une scène tout à fait incroyable. ; une enfant au visage poupin ouvrit la porte, des anglaises de couleur miel tombaient sur ses épaules de petites fille. Elle était habillée d’une grande chemise de nuit de flanelle. Une jeune fille la suivait, elle avait une vingtaine d’années et tenait et tenait un bougeoir à la main. Elles apparaissaient comme si elles habitaient en cet endroit depuis des années.
Comme elles ressemblaient à ces fantômes ou créatures surnaturelles que dépeignaient les livres ! Elles étaient si belles !
La seconde se tourna vers le rideau et il ne put s’empêcher de retenir son souffle.
- Mais je t’assure, répétait la plus petite, j’ai entendu du bruit !
- Écoute, Georgiana, si les parents si les parents se réveillent et qu’ils voient que nous sommes pas dans nos lits, ils vont vraiment être en colère. Si tu veux mon avis, tu as juste fais un vilain cauchemar, alors tu vas être une gentille fille et aller te coucher.
- Mais ce livre, se récria la jeune fille en pointant la le livre que Fitzwilliam avait oublié ; ce livre ne peut pas être là !
- Geargiana ! La coupa la fille qui devait être sa sœur ; c’est sûrement un livre abandonné, regarde, il est couvert de poussière !
Les deux créatures –car elles ne pouvaient être humaines– partirent au grand soulagement du jeune homme.
Pas autant ébranlé que ne l’aurait été toute autre personne, Mr Darcy se remémora les persiflage des commères : il y avait une rumeur qui disait que cette maison était hantée, et une autre la disait habité par des lutins farceurs, le précédent habitant était mort bien étrangement…
Ce fut le tête pleine d’interrogations qu’il se coucha.
Il fut réveillé au matin par des exclamations et des rires d’enfants, il lui fallut plusieurs minutes avant de se souvenir où il était. Mais d’où venaient ces cris d’enfants ? Fallait-il croire la maison réellement hantée ? Il se leva et prit son petit déjeuné, tout absorbé dans ses pensées. Darcy n’était pas comme tous l’hommes, et il ne prit pas peur. « S’ils ne me dérangent pas, songea-t-il, et s’ils n’ont pas de mauvaises intentions… Je ne vois pas pourquoi je les chasserai, ils habitent ici depuis plus longtemps que moi. »


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